Journée d’étude

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 rfslogo2Congrès 2017

Appel à communications

IDENTITÉS, CONFLITS ET INTERVENTIONS

SOCIOLINGUISTIQUES

Montpellier, Université Paul-Valéry, DIPRALANG EA 739

14, 15, 16 juin 2017

http://rfs2017.upv.univ-montp3.fr/

 

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Séminaire mensuel 2015-2016

Lundi 9 mai

 (17h – 19h, salle Jourda, Bât. E., Université Paul-Valéry Montpellier)

Séance en région de l’Atelier de Recherches Linguistiques sur le Genre et les Sexualités : Julie ABBOU (CREM-Praxitexte, Université de Lorraine), Alice COUTANT(Philépol, Paris 5), Mona GERARDIN-LAVERGE (CPCS, Paris 1), Noémie MARIGNER (PLEIADE, Paris 13 / CLESTHIA, Paris 3) :

Intégrer la dimension genre dans les analyses (socio)linguistiques : questions d’objets et de paradigmes.

Puisque la sociolinguistique se préoccupe des rapports sociaux, et que les rapports sociaux vont rarement sans rapport de pouvoir, la sociolinguistique fait partie des domaines qui se sont intéressés au genre, compris comme un rapport de pouvoir ou de domination.

Cela est vrai du monde anglophone (qu’on pense à des auteurs classiques des Gender & Language Studies telles que Coates, Holmes, Eckert, McConnell-Ginett, Sunderland, Bucholtz, etc. comme aux travaux plus récents publiés par exemple par la revue Gender & Language), mais aussi, dans une moindre mesure, du monde francophone (Moïse, Greco, Bailly, Armstrong pour la France, Larivière, Labrosse, Beauchamp, Poplack au Québec, Duchêne, Elmiger en Suisse, etc.[1]). La plupart de ces recherches placent le genre au cœur de leur démarche, et chaussent, selon l’expression de Bem, les lunettes du genre. C’est-à-dire que le genre y est pris comme paradigme d’analyse avant d’être un objet d’étude.

Or, en sociolinguistique, comme dans l’ensemble des sciences humaines et sociales, le genre a connu les heurs et malheurs des concepts à la mode. De plus en plus de travaux intègrent une dimension genre dans leurs analyses. Et si l’on peut se féliciter d’une large prise en compte de ce rapport social, il ne faut pas perdre de vue que le genre ne peut être réduit à une simple variable comme c’est le cas dans de nombreux travaux, variationnistes ou non. En effet, la description des pratiques linguistiques des hommes et des femmes ne suffit pas à parler de genre. C’est en se concentrant sur les catégories sociales de la masculinité et de la féminité au prisme du langage que l’on peut plutôt, nous semble-t-il, travailler sur la fabrique de ces catégories à travers la langue et le discours. Cela implique une approche constructiviste, qui, parce qu’elle est politique, n’est pas partagée par l’ensemble des chercheur.es de la discipline.

Avec cette communication à plusieurs voix issues de différentes disciplines du langage, nous voudrions ainsi revenir sur la nécessaire prise de position politique qu’implique un travail sur le genre, et, conséquemment, sur l’impossibilité de mener une analyse non-critique du genre. Autrement dit, travailler sur le genre requiert de positionner nos savoirs et nos pratiques de recherches. Nous croyons que ces approches trouvent des complicités avec les approches sociolinguistiques critiques. Et c’est à ce titre que nous souhaitons entamer un dialogue sur les apports méthodologiques et épistémologiques que les études de genre peuvent fournir à une analyse sociale et située des pratiques langagières.

« c’est incontestablement dans la critique des catégories de la pensée que le féminisme connaît son impact le plus important »

Fougeyrollas-Schwebel, Le féminisme des années 1970, op. cit., p. 760.

[1] Il faut noter que ce foisonnement ne tient que très peu compte des situations non-occidentales, à l’exception de quelques travaux sur le Maghreb (Guellouz, Sadiqi par exemple).

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Séminaire mensuel 2015-2016

Lundi 18 avril (17h – 19h, salle Jourda, Bât. E., Université Paul-Valéry Montpellier)

Bénédicte PIVOT, Laboratoire DIPRALANG (E.A. 739), UPV Montpellier:


Postvernacularité et enjeux sociaux de la « revitalisation linguistique ».

La notion de postvernacularité a été utilisée et définie pour la première fois par Shandler (1),  en 2004. C’est en analysant les pratiques sociales et langagières de la communauté yiddish de New-York qu’il met en avant une dynamique de mise en scène de la langue, de “performing act”, qui finalement et socialement prime sur l’usage communicationnel du yiddish. Il caractérise comme pratique postvernaculaire, la pratique sociale qui tend à attribuer une fonction symbolique à la langue prépondérante et qui aboutit à ce qu’au bout du compte il est plus important que quelque chose soit dit dans la langue plutôt que le sens du message réellement exprimé. La postvernacularité est une caractéristique qui s’exprime dans un contexte de déclin de la pratique sociale de la langue, autrement dit dans des situations sociolinguistiques de langues en danger, où la langue en question est déjà remplacée par une (ou plusieurs) langue(s) pour les usages quotidiens de communication. Ces situations, sont souvent soumises à des pressions sociales et/ou politiques, locales ou supra, autour de la maintenance, voire de la revitalisation des langues en perte de vitalité.

En m’appuyant sur deux études de contextes sociolinguistiques de langues en danger, le rama au Nicaragua et le francoprovençal en Rhône-Alpes, je montrerai dans un premier temps en quoi les pratiques sociales de ces langues sont caractéristiques de pratiques postvernaculaires et dans un deuxième temps, en quoi ces pratiques questionnent les fondements théoriques de leurs politiques de revitalisation linguistique. Ces études de cas ont mis en exergue le hiatus existant entre les actions et les discours portés par les acteurs de la revitalisation d’une part et la portée des pratiques actuelles ou projetées d’autre part. Elles révèlent l’inadéquation des modèles d’action et d’explication utilisés par les acteurs et les décideurs, qui sont empruntés à la connaissance et la compréhension de ce que sont les engagements de revitalisation linguistique. Or, ces modèles, voire également la notion de revitalisation, sont à questionner à l’aune de la postvernacularité des pratiques sociales de ces langues.

(1): Shandler, Jeffrey. « Postvernacular Yiddish: language as a performance art. » TDR/The Drama Review 48, no. 1 (2004): 19-43.

(2): Shandler, Jeffrey. Adventures in Yiddishland: Postvernacular language and culture. University of California Press, 2005.

 

– Tetyana KOTSYUBA UGRYN, Laboratoire DIPRALANG (E.A. 739), UPV Montpellier et Université nationale Taras Chevchenko de Kiev :

La gestion de la situation linguistique en Ukraine dans le contexte politique contemporain.

L’un des aspects les plus sensibles de la vie politique ukrainienne depuis l’indépendance de cette ex-république soviétique en 1991, touche la gestion de sa situation linguistique et en particulier le statut de l’ukrainien, seule langue officielle depuis 1996, et du russe, seule langue officielle de l’URSS, toujours utilisée par la moitié de la population de l’Ukraine indépendante dans la vie quotidienne, mais reléguée au statut d’une langue minoritaire par la Constitution de 1996.

Depuis les années 1990, suite à de nombreuses lois sur la langue nationale en Ukraine dont la Constitution qui proclame l’ukrainien seule langue officielle du pays et garantit la sauvegarde et le développement de son usage, l’Ukraine s’efforce de « renationaliser » sa population. Cette renationalisation passe, en premier lieu, par la promotion de la langue et de l’identité ukrainiennes dans l’éducation, les médias et la politique.

Après la Révolution orange de 2004 et le réveil national qu’elle a initié, de nombreux Ukrainiens espéraient l’évolution de la politique linguistique du pays dans le sens d’une ukrainisation encore plus poussée, dans la sphère publique notamment. D’autres l’appréhendaient. Ainsi, à l’est et dans le sud du pays, certaines régions, dont celles de Donetsk et de Lougansk, ont pris la décision, tout illégitime soit-elle, de donner au russe le statut d’une langue régionale. L’entrée en vigueur de la Charte européenne des langues régionales et minoritaires en Ukraine en 2006, dont certaines dispositions ne sont pas conformes à la législation ukrainienne, en particulier à la Constitution, n’a fait qu’aggraver la situation, ouvrant la voie à des spéculations politiques sur cette question.

La Révolution de la dignité de 2014 et les événements qui l’ont suivie, eux aussi, n’étaient pas sans importance pour la politique linguistique en Ukraine. Dans notre communication on tentera de décrire la gestion de la situation linguistique en Ukraine en 2014 et 2015 dans le contexte des changements politiques, juridiques et identitaires.

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Séminaire mensuel 2015-2016

Lundi 14 mars

(17h – 19h, salle Jourda, Bât. E., Université Paul-Valéry Montpellier)

– Maude Vadot, Doctorante Dipralang, (EA 739) Université Paul-Valéry Montpellier

        De quoi intégration est-il le nom ? Le cas de la formation linguistique des migrants adultes en France      

La thématique de l’immigration est en France un lieu particulier, marronnier de l’agenda politico-médiatique, mais également objet récurrent des discours ordinaires. Lieu d’affrontements idéologiques en constante reconfiguration, elle est également le théâtre de querelles de mots récurrentes. Si certaines font irruption à la faveur d’événements particuliers, à l’instar des questionnements sur la formule IDENTITÉ NATIONALE en 2009-2010 ou de l’opposition MIGRANT/RÉFUGIÉ à la fin de l’été 2015, d’autres sont plus anciennes. Il en est ainsi des débats portant sur l’emploi et la prescription de l’un ou l’autre des termes du paradigme INSERTION, INTÉGRATION, ASSIMILATION – auquel on adjoint parfois INCLUSION ou ACCULTURATION.

Ces querelles de mots ont fait irruption dans le champ de la formation linguistique des migrants adultes à la faveur de son institutionnalisation progressive. Les dernières étapes en date de ce processus d’institutionnalisation ont en effet consacré l’usage du terme INTÉGRATION en l’employant de manière récurrente, et ce malgré les remaniements gouvernementaux dont auraient pu découler des évolutions terminologiques. Dans un domaine socio-professionnel agi par plusieurs catégories d’acteurs, on prendra ici pour objet le Référentiel Français Langue d’Intégration (Vicher et al. 2011), que l’on peut qualifier de discours de cadrage.

Mon intervention vise à présenter les résultats d’un papier en cours de soumission auprès de la revue Argumentation et analyse du discours. Ce travail étudie la parution du Référentiel FLI en tant qu’acte de nomination, dans une perspective d’analyse de discours praxématique et sociolinguistique. A la suite de Siblot (2001 : 195), on désignera par « nomination » l’acte discursif réalisé par l’énonciateur, et par « dénomination » son produit en langue, porteur d’un programme de sens capitalisé au travers de nominations répétées. Dans le cas qui nous intéresse ici, on a donc affaire à une double nomination : en publiant le référentiel Français Langue d’Intégration, le Ministère en charge du projet réalise un premier acte discursif. Mais il actualise par là une dénomination particulière, celle d’INTÉGRATION, dont le choix fait l’objet, comme on le verra, de justifications de la part des auteurs du référentiel : il s’agit là d’un second acte que l’on peut étudier en tant que tel.

Après avoir resitué brièvement la querelle de dénominations opérant au sein du paradigme désignationnel auquel INTÉGRATION appartient, on s’attachera à démontrer le caractère juridique de la nomination FLI, à travers laquelle l’institution pose un acte de prescription linguistique. On examine ensuite les stratégies discursives mobilisées par les auteurs pour justifier leur choix nominatif, qu’ils savent polémique : différents procédés discursifs, manifestation du dialogisme, sont ainsi mis en œuvre pour anticiper les réfutations. On cherchera enfin à mettre en évidence, dans une démarche sémasiologique inspirée de l’analyse de discours à entrée lexicale, des éléments du programme de sens du praxème INTÉGRATION que les auteurs, de façon dialectique, actualisent et contribuent en même temps à construire. L’ensemble du propos constitue un éclairage critique supplémentaire sur le référentiel FLI, ses conditions de parution et ses contenus, dans la continuité des débats intervenus depuis sa sortie.

Bibliographie complète de l’intervention :

 

Bonnafous, Simone. 1992. « Le terme intégration dans le journal Le Monde : sens et non – sens », Hommes et migrations, 1154, 24‑30.

Bourdieu, Pierre. 1993. « Esprits d’Etat. Genèse et structure du champ bureaucratique », Actes de la recherche en sciences sociales, vol. 96-97, p. 49‑62.

Bruneau, Aurélie, Véronique Castellotti, Marc Debono, Cécile Goï & Emmanuelle Huver. 2012. « Langue(s) et insertion : quelles relations, quelles orientations ? », Diversité, vol. 170, p. 185‑192.

Calinon, Anne-Sophie. 2013. « L’ »intégration linguistique » en question », Langage et société, vol. 144, p. 27‑40.

Castellotti, Véronique. 2008. « Introduction. Vers la construction d’une école et d’une société plurielles : des notions en débat, des orientations à construire », Glottopol, vol. 11, p. 2‑12.

Chanay, Hugues Constantin de. 2001. « La dénomination : perspective discursive et interactive », Cahiers de praxématique, p. 169‑188.

DAIC. 2012 Enseigner les valeurs de la France dans le cadre du Français Langue d’Intégration. [En ligne : http://crapt-carrli.gip-fcip-alsace.fr/images/fli/fli_2014/enseigner_les_valeurs.pdf]. Consulté le 14 juillet 2015.

Détrie Catherine, Paul Siblot & Bertrand Vérine (éds). 2001. Termes et concepts pour l’analyse du discours : une approche praxématique (Paris, Honoré Champion), 205‑207.

Étienne, Sophie. 2004. « Nouvelles orientations gouvernementales et bouleversements dans le monde de la formation », Ela. Études de linguistique appliquée, vol. 133 / 1, p. 109‑117.

Fédération des centres sociaux et socioculturels de Paris. 2012. « Le Français Langue d’Intégration (FLI) : un concept et un référentiel qui heurtent les valeurs et les principes des centres sociaux associatifs parisiens ». [En ligne : http://paris.centres-sociaux.fr/files/2012/04/Microsoft-Word-Declaration_FLI.pdf]. Consulté le 22 janvier 2016.

« Français langue d’intégration (FLI) : réponse des acteurs de terrain, des scientifiques et des universitaires qui y sont descendus ». [En ligne : https://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/161111/francais-langue-dintegration-fli-reponse-des-ac]. Consulté le 9 janvier 2016.

Gaspard, Françoise. 1992. « Assimilation, insertion, intégration : les mots pour « devenir Français » », Hommes et migrations, 1154, p. 14‑23

Grange, Juliette. 2005. « Que veut dire intégration ? Histoire d’une notion », Vincent Ferry, Piero-Dominique Galloro & Gérard Noiriel (éds). 20 ans de discours sur l’intégration (Paris : L’Harmattan), 41‑47

Huver, Emmanuelle, Didier de Robillard, Aurélie Bruneau [et al.]. 2011. « Le FLI peut-être, mais… ». [En ligne : http://dynadiv.univ-tours.fr/medias/fichier/manifeste_1319447605683.pdf ? INLINE=FALSE]. Consulté le 22 janvier 2016.

Kaufmann, Laurence. 2006. « Les voies de la déférence. Sur la nature des concepts sociopolitiques ». Langage et société, 117(3), p. 89‑116.

Kerbrat-Orecchioni, Catherine. 2000. « L’analyse des interactions verbales. La notion de “négociation conversationnelle” : défense et illustration », Lalies. Langue et littérature, vol. 20, p. 63‑141.

Laacher, Smaïn & Abdelmalek Sayad. 1999. « Insertion, intégration, immigration : la définition des mots est toujours un enjeu dans les luttes sociales », Bernard Charlot, Dominique Glasman (éds.). Les jeunes, l’insertion, l’emploi. (Paris, Presses universitaires de France), 166‑185.

Lapeyronnie, Didier. 2003. « Quelle intégration ? ». Bernard Loche & Christophe Martin (éds.). L’insécurité dans la ville : changer de regard, (Paris, L’Œil d’or), 95‑98.

Lebreton, Emilie. 2014. « Les formations linguistiques au prisme de la logique de marché. Quelles conséquences sur le « terrain » ? », Savoirs et formation – Recherches et pratiques, vol. 4, p. 92‑103.

Leclercq, Véronique. 2012. « La formation des migrants en France depuis l’alphabétisation des années 60 », Adami Hervé & Véronique Leclercq (éds.). Les migrants face aux langues des pays d’accueil (Villeneuve d’Ascq, Presses Universitaires du Septentrion), 173‑196.

Les Invités de Mediapart. 2011. « Flic ? Le français, langue d’une intégration contrôlée », [En ligne : https://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/091111/flic-le-francais-langue-dune-integration-contro]. Consulté le 17 janvier 2016.

Lemière, Jacques. 2006. « De l’importance et de l’urgence d’étendre dans le travail social, la critique des catégories d’intégration et d’immigré. Remarques libres sur la thématique des « politiques sociales » à l’égard de l’immigration en Europe ». Elisabeth Prieur, Emmanuel Jovelin & Martine Blanc (éds.). Travail social et immigration. Interculturalité et pratiques professionnelles, (Paris, L’Harmattan), 91‑103.

Lochak, Danièle. 2006. « L’intégration comme injonction. Enjeux idéologiques et politiques liés à l’immigration », Cultures & Conflits, vol. 64, p. 131‑147.

Logez, Guillaume. 2005. « L’intégration sous les discriminations. Une action publique qui ne va pas de soi ». Vincent Ferry, Piero-Dominique Galloro & Gérard Noiriel (éds.). 20 ans de discours sur l’intégration, (Paris, L’Harmattan), 197‑201.

Ministère de l’Intérieur. 2015. « Listes des organismes de formation labellisés “FLI” », [En ligne : http://www.immigration.interieur.gouv.fr/content/download/40160/309288/file/DISPOSITIF-FLI-TB-5-aout.xls]. Consulté le 17 janvier 2016.

Monte, Michèle & Claire Oger. 2015. « La construction de l’autorité en contexte. L’effacement du dissensus dans les discours institutionnels », Mots. Les langages du politique, vol. 107, p. 5‑18.

Née, Émilie & Marie Veniard. 2012. « Analyse du Discours à Entrée Lexicale (A.D.E.L.) : le renouveau par la sémantique ? », Langage et société, n° 140, p. 15‑28.

Rabatel, Alain. 2003. « L’effacement énonciatif dans les discours représentés et ses effets pragmatiques de sous – et de sur-énonciation », Estudios de Lengua y Literatura Francesas, 1(14), p. 33‑61.

Siblot, Paul. 2001. « De la dénomination à la nomination. Les dynamiques de la signifiance nominale et le propre du nom », Cahiers de praxématique, p. 189‑214.

Siblot, Paul. 2007. « Nomination et point de vue : la composante déictique des catégorisations lexicales », Cislaru Georgeta [et al.] (éds.) L’acte de nommer. Une dynamique entre langue et discours (Paris, Presses de la Sorbonne Nouvelle), 25‑38.

Vadot, Maude. 2011. « Le Contrat d’Accueil et d’Intégration (CAI) : implications des contraintes institutionnelles sur les pratiques de formation linguistique », Travaux de didactique du FLE, vol. 65-66, p. 243‑261.

Vadot, Maude. 2014 « Les conditions de travail des formateurs et formatrices dans le contexte actuel de la formation de base », Savoirs et formation – Recherches et pratiques, vol. 4, p. 104‑124.

Vicher, A., Adami, H., Bergère, A., Etienne, S., Lambert, P., Poirrier, G., & Verdier, C. (2011). Référentiel Français Langue d’Intégration. Direction de l’Accueil, de l’Intégration et de la Citoyenneté. [En ligne : http://www.immigration.interieur.gouv.fr/Accueil-et-accompagnement/L-apprentissage-du-francais/Le-label-qualite-Francais-langue-d-integration/Le-referentiel-Francais-langue-d-integration-FLI]. Consulté le 22 janvier 2016.

Wieviorka, Michel. 2001. « Faut-il en finir avec la notion d’intégration ? » Les Cahiers de la Sécurité Intérieure, 45, p. 9‑20.

 

 – Damien Chabanal, lrl (EA 999), Université Blaise Pascal Clermont-Ferrand) :

 L’acquisition des variables phonologiques

 

L’acquisition de schémas réguliers d’alternances phonologiques (liaison, schwa), objet de mes recherches, repose sur différents facteurs de nature variable. Cependant, je défends l’idée selon laquelle le locuteur, pourrait, à partir de l’usage, dégager des régularités. En cela, je suis en accord avec Slobin (2011) : « Any reasonable model of acquisition must consider a multiplicity of interacting factors. Each factor has its own regularities. So what we end up with is not infinite variation, but rather constrained variability».  De mon point de vue, j’étudie deux facteurs particulièrement en jeu dans l’acquisition.

 

Le premier concerne l’input ou le bain linguistique. En priorité, j’observe l’effet qu’exerce la fréquence des variantes lexicales d’un même item ou d’une même collocation, et tente de déterminer l’influence de la fréquence de ces mots sur l’acquisition phonologique.

 

Le second facteur a trait à la capacité du locuteur à dégager des régularités et à construire des représentations abstraites régulières à partir de la fréquence de cet input. Pour cela, je propose à partir de la théorie basée sur l’usage, de voir par quels stades passe l’enfant pour acquérir les patterns réguliers de variation. Je pars plutôt du principe selon lequel « language structure emerges from language uses » (Tomassello, 2003). Dans ce cadre, c’est ce que l’enfant entend et produit qui le conduit à façonner un fonctionnement langagier régulier.

 

Le scénario d’acquisition sera développé à partir de corpus denses (enregistrement d’interactions parents-enfant d’une heure trente par jour sur une semaine) issu du corpus ALIPE (http://lrl-diffusion.univ-bpclermont.fr/alipe/). Nous  verrons ce que le DAE (Discours Adressé à l’Enfant) peut avoir comme influence sur l’acquisition des variables telles que la liaison et le schwa.

 

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